Pour la place au soleil, les deux ont misées sur le sucre.
Au lendemain de l'hiver
celles à fleurs ont prirent le dessus sur celles du vent
La première domestication fût celle des insectes. Les épis jalousèrent et donnèrent à leurs tours pour créer le ruminant.
Au début, ils mangeaient surtout des fruits mais aussi quelques fois du cadavre.
Il y en avais là haut perchés sur un arbre, ils attendaient que le félin là en bas s'en aille.
On ne sait pas comment ils ont
hérités du feu !!
Alors le loup leur appris la chasse.
Et puis un mauvais jour l'un d'entre eux eu l'idée de clôturer un bout de paysage.
L'herbivore emprisonné pouvait facilement se prendre son lait. Le reste a été facile. Le grain devint alcool, mélangé au feu et à l'eau la mangeoire se remplie de pain et dans le verbe se fit un Dieu nouveau.
Pour la place dans le flux, les deux se sont rejoins sur le signal.
Au lendemain de carbone, silicium donne ses ordres sur le muscle
La première domestication fut celle des données.
Les écrans accueillirent leurs regards étonnés et captifs.
Les réseaux se tissèrent à leur tour pour leur voler le rythme.
Au début, ils consommaient surtout des images, ils aimaient y voir des armes, des chats et des nues.
Il y en avait là plantés sur la cime des villes,
des rectangles des triangles des angles obtus.
On ne sait pas comment ils ont
perdu la main sur le code !!
Et puis c'était banal, l’un d’entre eux eut l’idée
de s’ouvrir pour y loger le circuit.
Le corps branché pouvait désormais se lire lui-même.
Le reste fut rapide et probabilités.
La mémoire s'effiloche comme le font les nuages.
Mélangée au temps et aux flux
la pensée se remplit, calcule
et dans la boucle se fit presque un esprit.
Cependant d’autres, en retrait
écoutaient encore la lente rumeur du sang.
Ils observaient les cycles sans les presser,
la graine, le souffle, la nuit. Toute entière.
Leurs mains restaient libres
et leurs sens pleins.
Leur langage se défaisait du bruit
et dans leur silence germait la suite.
On ne sait pas comment ils ont
retrouvé : la mue !!
Alors le vivant leur apprit à devenir.
Et un jour sans trace, l’un d’entre eux comprit
qu’il n’y avait rien à ajouter.
Le corps ouvert au monde
pouvait enfin se transformer.
Le reste fut invisible.
La chair devint passage,
mélangée au souffle et à la lumière
la conscience s’étendit sans prise
et dans un ancien futur se fit l’instant
cf coerrance . org